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ombre  

mardi 16 mai

20h30

 

durée 40 minutes

 

danse

Lointain

Centre chorégraphique national de Caen en Normandie

 

“Je ne crois qu’à un dieu, et il saurait danser.” Nietzsche

 

Jouant avec l’illusion théâtrale et l’apparente “pauvreté” de ses matériaux, Lointain s’impose comme une pièce fovéale*, où tous les éléments sont unidirectionnels : sources lumineuses, diffusion sonore mono, danse, costumes uniques.

 

“Le choix de travailler sur l’acte 2, scène 2 de Tristan und Isolde de Wagner pour créer un duo homme-femme m’est apparu comme un pari : Tristan et Isolde ne “consomment” pas leur amour. Ils sont dans le flux vivant du devenir et de l’épanouissement organique, de la révélation progressive. La structure musicale de l’opéra est étonnante ; toute l’architecture est construite sur la recherche d’une note qui ne sera donnée à entendre qu’à la mort d’Isolde… Un projet abstrait qui sous-tend l’œuvre ; là encore, un pari. Le travail corporel s’est fait à partir de quarante positions prises par les interprètes dans l’espace quotidien d’un appartement, puis ces positions sont décontextualisées et réinventées dans un lieu vide ; mais la disposition de l’appartement (son plan) est gardée, permettant de conserver un imaginaire spatial…

 

Puis il y a eu la mise en place d’une sorte de labyrinthe dans lequel se déplacent les deux corps tout en gardant un espace très proche entre les deux interprètes pour obtenir une “sympathie proximale” de la part du spectateur. Une sorte d’impossibilité de contact alors que les corps sont toujours au bord du frôlement.”

 

*Dépression centrale de la rétine dont le fond consiste en une couche de cônes photorécepteurs et au niveau de laquelle l'acuité visuelle est maximale.

 

Infatigable créateur, Alban Richard développe depuis plusieurs années une danse où l'interprète est au cœur de l'œuvre, et le spectateur invité à stimuler en permanence son imagination. Il est un chorégraphe qui élabore une gestuelle millimétrée pour, paradoxalement, libérer l'imagination.
Tatiana Julien, L’Intermède

 

avec : Mélanie Cholet et Max Fossati
conception et chorégraphie : Alban Richard
assisté de Daphné Mauger
lumières : Valérie Sigward
son : Félix Perdreau
costumes : Corine Petitpierre
musique : Richard Wagner

 

Un spectacle produit par l’Ensemble l’Abrupt en coproduction avec le Forum du Blanc-Mesnil et avec le soutien du Conseil géné¬ral de Seine-Saint-Denis, du Ccn du Havre et de la Drac Ile-de-France.

 
 
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